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Vive la Terre et les vins naturels !

Vive la Terre et les vins naturels !La Terre, on en parle beaucoup ces derniers temps. Il faut dire que l’on a les pieds dessus et que ça chauffe beaucoup, en ce moment. On parle de plus en plus du changement climatique, les langues se délient et les manifestations se multiplient. À l’occasion de la Journée Mondiale de la Terre (ce 22 avril, vous l’aurez deviné), nous vous proposons une sélection de vins naturels pour rendre hommage à notre planète nourricière.

Mais déjà qu’est ce que c’est, le vin naturel ?

Avec toutes ces nouvelles dénominations, il y a de quoi s’y perdre. Vin naturel et vin bio, c’est la même chose ? Non, pas vraiment. De par leur production, les vins naturels sont techniquement bio, mais tous les vins bio ne sont pas naturels. Vous suivez ? On fait le point.

Un vin naturel, c’est un vin :

  • produit avec des raisins de l’agriculture biologique ou biodynamique avec le minimum de manipulations et sans aucun produit chimique ou de synthèse
  • élaboré avec des raisins récoltés de façon manuelle
  • employant des levures et bactéries naturelles ou indigènes
  • dépourvu d’intrants œnologiques chimiques visant à accélérer la stabilisation ou modifier les jus
  • élaboré à partir de techniques douces en respect de l’environnement
  • sans soufre, ou avec des dosages homéopathiques
  • qui ne possède toutefois aucun label ni certification

En France, il existe plusieurs associations de vignerons produisant du vin naturel. Il y a notamment l’Association des Vins Naturels, ou AVN, qui travaille pour la “défense et promotion des producteurs et de la vinification naturelle”. Elle regroupe ainsi une multitude de producteurs français engagés pour des vins respectueux de l’environnement.

Les Vins S.A.I.N.S. s’inscrivent dans la même branche. Leur acronyme signifie Des Vins Sans Aucun Intrant Ni Sulfite (ajouté), et c’est ce pour quoi ils oeuvrent sur leur production viticole. Ils se définissent comme des “Vignerons Copains qui se connaissent, qui rempliront les conditions de notre charte” et se considèrent au-delà des vins naturels de l’AVN.

Maintenant que vous savez tout sur le vin naturel, place aux protagonistes !

Domaine Kreydenweiss Moenchberg

Élaboré exclusivement à partir de raisins Grand Cru Moenchberg Pinot Gris, mais vendu simplement sous l’appellation « Vendanges Tardives » car ce domaine ne considèrent pas les vins doux et botrytisés comme du terroir. Ce vin est principalement composé de raisins propres, surmûris avec seulement 15% de botrytis. La fermentation se fait avec des levures naturelles jusqu’à ce qu’elle s’arrête naturellement.

Domaine Des 2 Ânes

Les vins bio du Domaine des 2 Ânes sont une référence dans l’appellation Corbières. Tous ces vins sont produits en biodynamie, ils se révèlent puissants et fruités et de grande garde pour les plus belles cuvées. Une adresse à découvrir impérativement si elle vous avait échappé.

Domaine Jean Foillard Morgon Côte du Py

La Côte de Py est le joyau de l’appellation Morgon, c’est la colline éruptive qui trône au cœur de cette appellation. P’tit Jean cultive en Bio depuis le départ mais n’a pas cherché la certification. Pour le reste, la tradition opère: vendanges manuelles, vinification par grappes entières, macération carbonique, élevage en fûts de plusieurs vins pendant 9 mois, pas de filtration, pas ou peu de soufre.

Les monuments historiques du vin

Les monuments historiques du vinLe vin, on le sait tous (du moins on l’espère), c’est un véritable produit de la nature, né de la conjonction du sol, de la vigne et de l’homme. On ne s’étonne donc pas de voir des châteaux tout aussi prodigieux érigés dans les vignobles, ou d’y trouver de vrais trésors. Mais saviez-vous que certains d’entre eux sont de véritables monuments historiques ?

Le Château de Mayragues

Il est logé au coeur du vignoble de Gaillac dans le Tarn, situé dans le village de Castelnau-de-Montmiral – par ailleurs classé dans les plus beaux villages de France, ça ne s’invente pas. Acquis à l’état de ruine en 1980, les propriétaires de ce château médiéval y mettent toute leur énergie pour le restaurer, grâce notamment à l’aide de volontaires et d’artisans locaux. En 1998, ce dur labeur est gratifié par le Grand prix des Vieilles Maisons Françaises.

Il faut savoir que le site est une véritable mine d’or historique à lui tout seul. Il foisonne de vestiges préhistoriques, de petits trésors tels que des tessons et objets romains du 1er siècle. Pas surprenant que l’on trouve des dolmens et menhirs à proximité, tandis que le village voisin fut un centre important de tailles de Silex.

Et puis il y a le château en lui-même – on y arrive, pas d’inquiétude. Construit au XIIème siècle puis agrandi au XVIIème par la famille de Tonnac, c’est une demeure digne des contes de fées. L’architecture fortifiée régionale de la bâtisse révèle un chemin de ronde en encorbellement au-dessus d’une majestueuse structure en pierre. Cette oeuvre d’art – c’est bien ce dont il s’agit – est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1960. Tout comme un pigeonnier à quatre colonnes de pierre élevé près du chai, typique de la région. On ne fait pas les choses à moitié, au Château de Mayragues.

La vigne de Sarragachies

Attention ici, on parle d’un monument historique bien particulier puisqu’il est… vivant. Plus précisément, c’est la vigne de Sarragachies qui a obtenu ce titre en 2012. Ou plutôt une petite parcelle de cette vigne du Gers, propriété du vignoble de Plaimont Producteurs, possédant d’ailleurs certaines des plus anciennes souches de France. Une vingtaine de cépages y ont été repérés, certains datant de 1830 ! Ils témoignent de méthodes de culture ancestrales, un mode de viticulture aujourd’hui éteint.

Accrochez-vous bien, on ne s’arrête pas là : cette parcelle possède des cépages si anciens que sept d’entre eux sont encore inconnus et non greffés. Comment est-ce possible ? Appartenant au piémont pyrénéen, ces variétés ont résisté à la crise du phylloxéra à la fin du XIXème siècle. De véritables survivants qui attestent un exemple exceptionnel de biodiversité et de patrimoine génétique.

Le Clos d'entre les murs

Le Clos d’entre les murs

Cette histoire n’a pas autant défrayé la chronique que celle de la vigne de Sarragachies, mais elle vaut tout de même le détour. Direction 1884 à Saumur, en Maine-et-Loire. Antoine Cristal y élabore une technique de plantation unique au cœur des vignobles : le Clos d’entre les murs. Ce lieu bénéficie d’un ensoleillement maximal qui permet une bonne maturité des raisins. Un procédé peu rentable, mais qui donne naissance à des vins exceptionnels. Cette petite parcelle est classée aux monuments historiques depuis 2010.

Le vin et l’art, une relation passionnée

Le vin et l’art, une relation passionnée

Le vin et l’art ont toujours entretenu une histoire étroitement liée, qui a inévitablement conduit à une relation fusionnelle. Pensez donc au fameux tableau de “La dernière Cène” de Leonard De Vinci : le vin y tient une place centrale – rien d’étonnant puisqu’il symbolise le sang du Christ lui-même.

En vérité, le vin a toujours été une véritable source d’inspiration pour les peintres dans le monde entier. Logique, vu l’amour qu’on lui porte depuis sa découverte ! De l’époque classique, avec “Les noces de Cana”, cette énorme fresque fantasque de Véronèse, au cubisme avec “La bouteille de Banyuls“ de Juan Gris, en passant par “La Vigne rouge à Montmajour” de Van Gogh – le seul tableau que l’artiste ait vendu publiquement de son vivant !

Quand l’art s’invite dans le vin

Si le vin fait souvent de belles apparitions dans les oeuvres d’art, l’inverse est également vrai. De nombreux domaines ont ainsi mis à l’honneur des artistes célèbres dans des collections inédites. En 1973, année de la disparition de Pablo Picasso, le Château Mouton-Rothschild a sorti un millésime avec une étiquette en hommage du peintre espagnol. Mais ce ne fut pas le seul à avoir sa place dans ce panthéon bien particulier. Andy Warhol, Keith Haring, Marc Chagall, Salvador Dali, Anish Kapoor et Jeff Koons ont également défilé sur les bouteilles du domaine.

La relation entre l’art et le Château Mouton-Rothschild ne s’arrête pas là puisque ce dernier a créé un Musée du Vin dans l’Art au sein d’un ancien chai. On y retrouve des sculptures, statuettes, tapisseries, flacons, terres cuites et d’autres hommages artistiques au vin et ses protagonistes.

Le Bordelais n’est pas en reste : si vous y parcourez une route de vin, vous y rencontrerez des statues et autres oeuvres d’art parmi les vignes. Vous pouvez même suivre un circuit « Art et Vin » pour découvrir le Jardin des Sculptures situé au domaine du château d’Arsac, regroupant une vingtaine d’œuvres célèbres de Jean-Pierre Raynaud, Niki de Saint Phalle et Claude Viallat. Depuis 2016, Bordeaux a même ouvert une Cité des Civilisations du Vin qui retrace l’histoire de ce produit sacré mais également sa relation avec l’art.

Quant au vignoble du Château Smith Haut Lafitte, il présente un énorme lièvre sculpté par Barry Flanagan, le symbole du domaine historiquement associé à Bacchus… dieu du vin dans la mythologie classique.

Faire de l’art… avec du vin

Et puis il y a cette artiste italienne, qui a réussi à littéralement fusionner les deux en réalisant des peintures… avec du vin. Elle s’appelle Elisabetta Rogai et crée de véritables oeuvres d’art à partir de vin rouge et blanc. Sans recourir à aucun additif chimique, se contentant d’utiliser de l’eau et de la farine pour fixer les couleurs. Sur la toile, le vin vieillit plus rapidement qu’en bouteille, les couleurs changent donc toutes seules au fur et à mesure des mois. Le résultat est surprenant et particulièrement réussi !

Bellini, Mimosa, Tintoretto et Rossini: 4 cocktails pour le printemps

Ah, le printemps, les arbres qui bourgeonnent, les oiseaux qui chantent… comme c’est agréable, non ? Ce n’est pas nous qui dirons le contraire.

 

Le Bellini

Créé par Guiseppe Capriani en 1948, cantinier du bar Harry à Venise, c’est un cocktail doux et rafraîchissant. Les italiens le préparent de manière traditionnelle avec des pêches macérées dans du vin blanc et du Prosecco au lieu du Champagne.

Ingrédients:

30 ml de jus de pêche
15 ml de vin blanc
90 ml de Prosecco ou champagne
2 cuillers de jus de cerise
1 petite cuillère de liqueur de cerise
Des glaçons
1 coupe de champagne

Préparation:

Refroidissez une coupe de champagne.
Versez dans un shaker le jus de pêche, la cuillère de liqueur de cerise et le vin blanc, mélangez jusqu’à ce que les ingrédients soient homogènes.
Ajoutez le prosecco ou champagne et complétez avec de la glace préalablement pilée, agitez et servez.

Le Mimosa

Ce célèbre cocktail au nom inspiré de la fleur jaune intense est notamment l’une des stars des mariages. Il a été apparemment inventé en 1925 par Frank Meier à l’hôtel Ritz de Paris. Il faut savoir qu’il se prépare directement dans la flûte de champagne.

Ingrédients pour une flûte:

8 cl de Champagne
1 trait(s) de Cointreau
4 cl de Jus d’orange

Préparation:

Verser dans une flûte à champagne, le jus d’orange fraîchement pressée, le triple sec (liqueur d’orange de type Cointreau ou Grand Marnier) puis le champagne très frais. Procédez lentement pour ne pas perdre les belles bulles du champagne !

Bellini, Mimosa, Tintoretto et Rossini: 4 cocktails pour le printemps

Le Tintoretto

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un cocktail italien en hommage au peintre de la Renaissance Jacopo Robusti… surnommé Tintoretto. A la fois simple et original, fruité et acidulé, c’est un cocktail tout en contraste et en équilibre.

Ingrédients:

1 grenade
1 bouteille de Prosecco
Des glaçons

Préparation:

Mixez les grains de la grenade et récoltez le jus (ou utilisez du jus de grenade). Versez une part de jus et deux parts de Prosecco dans un verre. Complétez avec les glaçons et servez avec une rondelle de citron.

Le Rossini

Ce cocktail aurait été élaboré par Giuseppe Cipriani, chef du célèbre Harry’s Bar de Venise dans les années 60, en hommage au 100ème anniversaire de la mort du grand compositeur Gioacchino Rossini. Souvent comparé au Bellini, il est tout de fois plus simple et plus frais.

Ingrédients pour un verre:

3 fraises
1 citron
125ml de Prosecco
Du sucre

Préparation:

Passez les fraises au mixeur et ajoutez une cuillère à café de sucre. Pressez un peu de citron et mélangez. Versez la préparation dans un shaker et remplissez avec de la glace et le Prosecco. Mélangez assez légèrement. Mettez au préalable un fond de Prosecco dans le verre puis ajoutez le mélange (avec une passoire pour ne pas faire tomber la glace).

Que se passe-t-il lorsque l’on boit avant d’aller dormir ?

Certaines études ont démontré que le fait de boire avant de se coucher peut accélérer l’endormissement. Ce phénomène est dû aux effets sédatifs de l’alcool qui varient en intensité en fonction du taux d’alcool dans le sang. D’autres études ont cependant démontré que l’on peut également développer une tolérance à ces effets sédatifs en trois nuits seulement. Voyons donc ce qu’il se passe lorsque l’on boit avant d’aller se coucher.

Que se passe-t-il lorsque l’on boit avant d’aller dormir ?Un sommeil insatisfaisant toute la nuit durant

Si nous constatons bien que l’alcool nous endort plus rapidement, il se peut que nous ne bénéficions pas d’un sommeil reposant pendant toute la nuit. Une étude de 2015 publiée dans Alcoholism: Clinical and Experimental Research a montré que les individus subissaient une augmentation du sommeil à ondes lentes, ou “sommeil profond”, tôt dans la nuit, mais connaissaient quelques heures plus tard des troubles du sommeil.

Le docteur Christian Nicholas, chercheur à l’université de Melbourne impliqué dans l’étude, explique que ces constatations indiquent que l’alcool nuit aux effets réparateurs du sommeil.

Il s’avère donc qu’une fois l’alcool éliminé du sang, c’est-à-dire après quatre à cinq heures pour une personne normale qui a trop bu, certains de ces paramètres changent de sens, causant des phases de réveil et de sommeil plus léger.

L’alcool n’affecte pas tout le monde de la même manière

Selon la docteure Ilene Rosen, directrice de programmes à l’Université de Pennsylvanie Sleep Fellowship et présidente de l’Académie Américaine de Médecine du Sommeil, l’alcool affecte probablement les personnes atteintes de troubles du sommeil différemment de celles ayant un sommeil sain. Celles qui ne dorment pas bien peuvent développer une tolérance à ces effets. La docteure leur conseille donc de ne jamais prendre d’alcool comme recours pour dormir. Rosen observe également que l’alcool pourrait aggraver les problèmes respiratoires pendant le sommeil.

Que se passe-t-il lorsque l’on boit avant d’aller dormir ?
Quelques conseils

  1. Ces études démontrent donc que les amateurs de vin nocturnes devraient patienter entre la boisson et le couché puisque bon nombre des problèmes liés à l’alcool et au sommeil sont dus à l’effet de “rebond”.
  2. Il est aussi important de garder une routine et d’aller se coucher tous les jours à la même heure, que l’on boive ou non. Il vaut également mieux dormir dans une pièce fraîche et sombre, et réduire la lumière des écrans de téléphone et d’ordinateur.

 

Le poisson d’avril et son vin

Le poisson d’avril et son vinAujourd’hui, c’est le premier avril. Vous savez ce que ça veut dire, n’est-ce pas ? Quelqu’un vous aura forcément fait une mauvaise blague pour vous le rappeler. Et oui, le fameux poisson d’avril ! Personne n’y échappe, chaque année c’est la même chose… et pourtant, on tombe toujours dans le panneau.

Pour se réconforter de ces petites farces bon enfant, rien de mieux que de déguster un bon poisson, histoire de rester dans le thème. Mais comment choisir le meilleur vin pour le mariage idéal ? Réponses ci-dessous !

Le poisson en sauce

De manière générale, le vin blanc se mariera toujours mieux avec le poisson. Il souligne sa chair tendre, fraîche et délicieuse. Il faudra ensuite prendre en compte la façon dont il est cuisiné. Pour une recette classique de poisson en sauce, il y a (presque) une infinité d’options qui s’offre à vous !

Pour les poissons comme la dorade ou le cabillaud, il vaut mieux se pencher sur un Riesling d’Alsace. Nous vous conseillons vivement le Domaine Albert Mann Riesling Cuvée Albert 2016. Sa robe jaune pâle lumineuse offre un nez qui s’équilibre entre pêche blanche et agrumes. Le deuxième nez tout en minéralité est salin et iodé. En bouche, on trouve une belle matière bien dynamisée par une énergie redoutable. L’accord parfait avec le poisson ! Si vous n’êtes pas fan du riesling, vous pouvez également tester les yeux fermés un Hautes Côtes de Beaune, comme le Domaine Jean Chartron Hautes-Côtes de Beaune Blanc en Bois Guillemain 2017, ou un excellent Graves Blanc.

Le poisson à la vapeur

C’est l’ami des personnes suivant un régime ou préférant tout bonnement la simplicité. Pour déguster un poisson cuit à la vapeur, il faut donc privilégier… la simplicité également. Il vaut mieux également choisir un vin blanc sec, comme un Vougeot blanc ou un Côtes du Jura blanc. Mais poisson à la vapeur ne signifie pas médiocrité pour autant. Si vous préférez un vin très élégant pour accompagner votre poisson, n’hésitez pas à miser sur un excellent Château-Grillet.

Le poisson au wok

Pour la version asiatique du poisson, la simplicité prévaut de nouveau. Nous vous conseillons donc un vin blanc sec jeune comme un Santenay ou un Ladoix blanc par exemple, ou un Condrieu si vous préférez la version prestigieuse. Ces breuvages se marieront à merveille avec les petits légumes de votre wok, sans alourdir le côté un peu huileux de ce repas.

Les fruits de mer

Les fruits de mer

Quand on parle de poisson, on doit également mentionner les très appréciés crustacés ! Ce serait dommage de passer à côté en ce jour de poisson d’avril. Les fameuses noix de Saint-Jacques se savourent mieux avec un puissant Muscat ou Crémant d’Alsace. Le calamar, lui, se marie particulièrement bien avec un Côte de Blaye ou un Bandol, comme un délicieux Château Sainte Anne Cimay Bandol Blanc de 2017. Quant aux moules et huîtres, nous vous conseillons de les déguster avec un riesling ou un prestigieux Pinot Blanc Geisbourg 1978.

Et les rouges ?

Si vous êtes allergiques au vin blanc, pas de panique, vous pouvez toujours profiter de votre poisson avec une bonne bouteille de rouge. Il faudra alors choisir un vin avec du vécu, aux tanins moins marqués, plus “fondus”. Nous vous recommandons par exemple un Côteaux Giennois ou un Mercurey Philippe Le Hardi 1979. Ils doivent être inférieur à 2005 pour s’assurer qu’ils soient bien reposés. Bon appétit, et joyeux poisson d’avril !

Les conséquences du changement climatique sur le vin

Les conséquences du changement climatique sur le vinLe problème du changement climatique impacte tout le monde, celui du vin n’est donc pas épargné. Les dommages causés par la surchauffe, la perte de fertilité des sols et l’altération des écosystèmes ne sont qu’un avant-goût des problèmes auxquels les viticulteurs seront confrontés.

Le problème mineur : l’altération des vins

Lorsque la température augmente, la première conséquence (et une des moindres…) pour le vin est l’augmentation du sucre dans les baies, et donc de l’alcool dans le vin, en parallèle à une diminution de l’acidité. Ce sont donc les vins en eux-mêmes qui s’en trouveront véritablement transformés.

Un phénomène que l’on peut déjà observer du côté des vins de Bordeaux. Les traditionnelles saveurs de fruits rouges frais (framboise, fraise…) ont souvent laissé la place à des arômes de fruits cuits (figue, pruneau).

Cette altération en entraîne une autre : la hiérarchie des terroirs connaîtrait également un véritable bouleversement dû au dérèglement climatique. Dans la Vallée du Rhône, par exemple, les zones où le raisin ne mûrissait pas démontrent aujourd’hui une acidité et une fraîcheur supérieures aux autres, plus exposées au sud. A terme, ce sont les aires de production des AOC qui devraient être retracées.

Le déplacement des vignobles et la destruction des écosystèmes

Passons désormais aux choses sérieuses. Selon l’étude « Changement climatique, vin et conservation », l’un des principaux problèmes, la surchauffe, nécessiterait un déplacement systématique des vignobles vers le nord ou les hautes altitudes, ce qui entraînerait un changement radical dans les zones viticoles. Les principales régions viticoles du monde, dont la Toscane, la Bourgogne et l’Australie, seraient ainsi obligées de déplacer leurs vignobles dans des zones encore vierges, et voir donc leurs terres arables réduites de près de 73%. L’étude du climatologue Lee Hannah craint elle que la nouvelle puissance viticole ne devienne… la Grande-Bretagne.

La conséquence de ce déplacement vers des zones encore préservées serait la destruction d’espèces végétales indigènes et la disparition d’animaux locaux qui ont toujours vécu sans être dérangés. De plus, le paysage pourrait être détruit par l’utilisation de clôtures et la pulvérisation de produits chimiques. Les régions les plus menacées seraient les Rocheuses, à la frontière entre les États-Unis et le Canada, et les plaines de la Russie occidentale.

Les températures élevées : un danger pour les sources d'eau

Les températures élevées : un danger pour les sources d’eau

Ce n’est pas tout. Une augmentation de la température de seulement 1,5°C pourrait signifier un changement dans les pratiques actuelles de culture de la vigne et une détérioration de la qualité du vin. L’élévation des températures constituera également une menace réelle pour l’eau douce, les viticulteurs seront ainsi contraints de rafraîchir leurs vignobles plus fréquemment pour compenser la déshydratation due à la chaleur excessive et aux faibles précipitations.

Existe-t-il une solution ?

Bien sûr, le vignoble n’est qu’un exemple, mais il en va de même pour tous les autres types de culture. L’industrie vitivinicole s’est pourtant toujours révélée, au fil du temps, être une industrie respectueuse de l’environnement. Il est difficile de trouver une solution définitive au problème, mais nous pouvons encore prendre des mesures collectives pour limiter les dégâts.

Par exemple, les viticulteurs et les agences de protection de l’environnement devraient planifier conjointement l’expansion possible des vignobles afin d’éviter les zones de grande importance environnementale. L’utilisation d’autres cépages aux caractéristiques similaires mais plus résistants au changement climatique pourrait également être envisagée, ainsi que la sensibilisation des consommateurs, en les invitant à préférer des vins produits dans des vignobles respectueux de la nature.

Dionysos, dieu du vin et du théâtre

Dionysos, dieu du vin et du théâtreDieu de l’extase, du vin et de la libération des sens. La figure de Dionysos, identifiée par les Romains comme Bacchus, est étroitement liée à la naissance du théâtre. Le théâtre serait en effet né comme une célébration religieuse en l’honneur du dieu Dionysos, amoureux de la danse et de la musique.

Fruit de la relation extraconjugale entre Zeus et Sémélé, la belle fille du roi de Thèbes, Dionysos fut amené dès sa naissance à Nisa, une montagne dont personne ne connaissait l’emplacement, pour le protéger de la revanche d’Héra, femme du souverain des dieux. Là-bas, il vécut en compagnie de Silène, son maître, et de ses nymphes dans une grotte couverte de vignes sauvages.

La découverte du vin

Dionysos était un enfant bruyant et vif, passionné de chasse et de randonnée dans les bois et la campagne. Extrêmement intrigué par ces plantes qui poussaient à l’état sauvage autour de sa grotte, le dieu fit une découverte : le vin. Un jour, en effet, il détacha une grappe de raisin, la pressa dans une tasse dorée et obtint une boisson alcoolisée de couleur rouge pourpre. Le nectar était capable de passer la fatigue et d’oublier les problèmes, donnant un sentiment d’euphorie. Le jeune homme remarqua aussi que plus on laissait reposer le vin dans les coupes, plus la sensation d’ivresse augmentait : il venait de découvrir la fermentation.

Dionysos a présenté le vin à toutes les créatures de la forêt, les Nymphes, les Satyres et les Heures, qui ont l’ont alors adopté comme breuvage pendant leurs vacances. Il a aussi entamé un voyage autour du monde pour faire connaître à toute l’humanité sa précieuse découverte, en vivant différentes aventures et en ayant toujours à échapper à la colère d’Héra.

La naissance du théâtre

Pendant les festivités dionysiaques, célébrées en automne et au printemps, il y avait des festivités et des chants – les dithyrambes – racontant les actions et les aventures du dieu Dionysos. Le dithyrambe, ancienne forme de poésie lyrique grecque chantée par un chœur d’hommes, fut d’abord  vulgaire, mais devint au fil du temps une véritable forme d’art à laquelle les vrais poètes se consacraient. De plus, la chanson était souvent accompagnée de danses et de rituels. C’est là que le drame et, par conséquent, l’histoire du théâtre ont commencé.

3 recettes aux épinards et au vin blanc

3 recettes aux épinards et au vin blancEn cette Journée Internationale des Epinards (ceci n’est pas une blague), il est temps de profiter de tous les bienfaits que nous offrent ces petits légumes verts. Vous avez peut-être une relation conflictuelle avec eux, des mauvais souvenirs de poêles pleines d’épinards qui rétrécissent ensuite pour vous laisser une triste portion à peine visible. Il est temps de rompre ces mauvaises habitudes et de renouer avec ces légumes !

Plus facile à dire qu’à faire pour certains traumatisés par une enfance de gavages forcés aux épinards. Croyez-nous, nous avons la solution pour vous guérir en un clin d’oeil : des idées de recettes aux épinards… et au vin blanc !

Risotto aux épinards et champignons

Pour 4 personnes

Ingrédients :

  • 400 g de riz arborio
  • 2 oignons
  • 3 gousses d’ail
  • 300 g de champignons de Paris
  • 250 g d’épinards frais
  • 1,5 l de bouillon de volaille
  • 25 cl de vin blanc sec
  • 50 g de parmesan en copeaux
  • Thym
  • Huile d’olive

Préparation :

  1. Faites d’abord chauffer l’huile dans une poêle et faites-y revenir les oignons et les gousses d’ail hachées.
  2. Ajoutez ensuite les champignons coupés en petits dés et chauffez maximum 5 minutes.
  3. C’est ensuite au tour du riz : faites-le revenir 2 minutes jusqu’à leur transparence.
  4. Versez ensuite le vin blanc et le bouillon de volaille. Après avoir laissé cuire 15 minutes, ajoutez les fameux épinards.
  5. Mélangez ensuite jusqu’à absorption totale du liquide. A la fin, ajoutez le thym.
  6. Au moment de servir, garnissez de copeaux de parmesan.

Blanquette de veau aux courgettes, épinards et vin blanc

Pour 4 personnes

Ingrédients :

  • 600 g de blanquette de veau extra (boucherie)
  • 2 courgettes
  • 150 g d’ épinard frais
  • 2 oignons
  • 2 éclats d’ ail
  • 20 cl de crème légère
  • 1 c. à soupe de beurre
  • 25 cl de vin blanc sec
  • 25 cl de fond de veau
  • 1 c. à café de thym séché
  • 1 feuille de laurier
  • sel et poivre

Préparation :

  1. Faites fondre le beurre et dorer la blanquette aux ¾.
  2. Ajoutez les oignons et l’ail, et chauffez en mélangeant.
  3. Versez le vin blanc et le fond de veau le long de la paroi de la casserole. Ajoutez le thym et la feuille de laurier.
  4. Laissez mijoter 1h à feu doux.
  5. Ajoutez les légumes, chauffez 10 min.
  6. Arrosez de crème, salez et poivrez.
  7. Servez avec du riz ou des petites pommes de terre.

Recettes d'épinards au saumon

Pavés de saumon grillés sauce aux épinards

Pour 4 personnes

Ingrédients :

  • 4 pavés de saumon
  • 250 g d’épinards frais en branche
  • 2 échalotes
  • 50 cl de crème fraîche liquide
  • 20 cl de vin blanc de table

Préparation :

  1. Faites revenir les échalotes en petits morceaux dans une casserole avec le vin blanc à feu moyen. Chauffez jusqu’à évaporation du vin.
  2. Ajoutez la crème puis les épinards hachés. Portez à ébullition pendant 5 minutes.
  3. Dans une poêle, faites griller les pavés de saumon.
  4. Versez la sauce aux épinards dans des assiettes avant d’y poser les pavés de saumon. Accompagnez de tagliatelles.

Quel vin servir avec ces produits du printemps

Quel vin servir avec ces produits du printempsÇa y est, le printemps est là ! Vous pouvez (presque) ranger vos gants, écharpes et machines à raclette au placard. Comme la neige qui fond sur les petits bourgeons, on fait place en cuisine à des produits plus frais et plus sains. Mais nos bouteilles de vin, elles, restent bien là toute l’année. Alors, comment réaliser les meilleurs mariages avec les produits du printemps ?

Les fruits

Qui dit printemps, dit fruits bien sûr ! Vous les attendiez avec impatience (ou non), les voici enfin. Pommes, bananes, avocats, oranges, puis fraises en mai, melon, pêches et cerises… Il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts.

Pour en profiter au maximum, rien de tel que de sortir la nappe de picnic, se poser dans l’herbe, avec une petite bouteille de vin… Mais quel vin ? Un mot d’ordre : du blanc ! Pour savourer au mieux vos fruits frais, mieux vaut miser sur un vin frais également, assez doux. Vous pouvez donc choisir un Grand Roussillon blanc, un Vin de Pays d’Oc Chardonnay ou encore un Muscat, comme celui de Mireval ou de Lunel par exemple.

Les légumes

Le printemps fait également la part belle aux légumes. Asperges, artichauts, épinards, fèves, radis, pois, carottes, oignons… Tout ce petit monde se bouscule en cuisine. Pour bien choisir le vin correspondant, tout dépendra du type de légumes et de la façon dont vous les cuisinez.

Avec les crudités par exemple, préférez un blanc frais, fruité, avec une belle acidité. Vous pouvez tenter un Alsace Riesling blanc, un Muscadet ou un Sylvaner. Avec les légumes verts, les goûts s’élargissent et les options aussi. Pour les asperges vertes, choisissez un Muscat sec alsacien ou un Condrieu. Avec les blanches en revanche, privilégiez un Riesling sec ou un Vouvray. Quant aux épinards, haricots et pois, allez-y avec des blancs de Provence secs.

Si vous cuisinez des légumes grillés, n’hésitez pas à sortir le rosé, synonyme de printemps : un Brulhois, un Corbières, un Côtes du Rhône… Quant au gratin de légumes, il se mariera à merveille avec un Coteaux de Die, un Bordeaux blanc ou un Vin de Savoie rouge.

Le vin avec les produits du printemps

Les poissons

Au printemps, la langoustine, le maquereau, la lotte, le merlu et la sole sont mises à l’honneur sur la table. Avec la langoustine, on préférera encore une fois un vin blanc sec : un Saint-Chinian blanc, un Musigny, un Vougeot ou un excellent Pouilly-Fumé. Avec le maquereau, on fera confiance aux blancs d’Alsace, ou pourquoi pas un Champagne brut et un Crémant de Bourgogne pour un peu de fantaisie. Enfin, la sole se déguste avec des blancs fins et délicats comme un Montlouis, un Meursault ou un Puligny Montrachet, surtout si le poisson est en sauce.

Les viandes

Le printemps offre une large gamme de viandes, du veau au porc, en passant par l’incontournable agneau de Pâques sans bien sûr oublier le lapin. Chacun a sa saveur propre, et donc son vin qui lui correspond.

Avec le lapin, l’accord classique reste celui du vin blanc, comme un Rully ou un Mercurey, tous deux de Bourgogne. Si la viande est accompagnée d’une sauce plus intense, vous pouvez sortir des sentiers battus avec un rouge épicé, comme un Crozes-Hermitage.

Pour savourer l’agneau, on s’en tiendra au traditionnel rouge de Pauillac ou un Châteauneuf du Pape rouge.