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“Sous l’océan” : quand les vins vieillissent sous l’eau

“Sous l’océan” : quand les vins vieillissent sous l'eau

Non, les vins ne vieillissent pas seulement dans des caves sombres. Certains viticulteurs préfèrent laisser reposer leurs vins sous l’eau, où les conditions environnementales semblent meilleures et les caractéristiques organoleptiques du vin restent inchangées.

Si on y pense, les raisons sont très claires : absence d’oxygène, absence de lumière, température constante, immobilité. Il n’y a rien de mieux pour faire vieillir son vin en paix !

Comment l’idée est-elle née ?

L’idée d’une cave sous-marine est née en 2010, grâce à la découverte d’un navire coulé en 1880 dans l’archipel des Aalands, entre Suède et Finlande. Les plongeurs ont trouvé 168 bouteilles de Champagne, dont beaucoup signées Veuve Clicquot, probablement destinées à la cour de Russie.

Bon nombre des bouteilles ont été retournées à la société mère, d’autres ont été utilisées pour des tests de laboratoire et d’autres ont été ouvertes. La tentation de goûter le fruit de 170 ans d’enterrement marin était trop forte ! Bien que le perlage ait presque complètement disparu, le vin était inopinément encore intact.

En 2014, Veuve Clicquot lance le projet « Une cave en mer », une cave sous la mer, à 42 mètres de profondeur, où vieillir le Champagne en conditions naturelles. Le projet consiste à placer différents vins (une sélection de Yellow Label, Vintage Rosé 2004 et Demi-Sec), dans différents types de conteneurs, à côté de la célèbre épave. Les vins seront gardés sous étroite surveillance et soumis à des tests en laboratoire pendant cinquante ans.

Les vignobles submergés d’Europe

La Méditerranée est le berceau des caves submergées. En Grèce, sur la belle île de Santorin, la cave de Gaia Wines a ses cages métalliques remplies de bouteilles de vin Thalassitis, produit à partir du noble raisin Assyrtico, à une profondeur de 25 mètres pendant au moins 5 ans. En Croatie, par contre, ils optent pour une méthode un peu plus « vintage ». La cave d’Edivovino place ses bouteilles de vin dans des amphores en terre cuite et les laisse reposer sur le fond marin pendant 1-2 ans.

En Italie, le pionnier des caves à eau fut Piero Lugano, propriétaire de la cave Bisson à Chiavari. En 2009, Lugano a placé 6 500 bouteilles de vin mousseux Abissi sur les fonds marins du golfe de Portofino. Aujourd’hui, il y a plus de 30 000 bouteilles de sa Riserva Marina di Portofino.

Bouteilles de vin sous l'océan

Depuis 2010, le Domaine Brisighella Paguro a coulé des milliers de bouteilles de Merlot, Sangiovese, Albana et Cabernet dans l’épave d’une plate-forme pétrolière de Ravenne. En parlant de la mer Adriatique, le lagon rouge d’Ornella Molon Traverso est vieilli pendant 6 mois dans des barils descendus dans le lagon de Caorle.

En Sardaigne, la Cantina Santa Maria di Palma à Alghero a son Vermentino DOC qui repose dans la magnifique zone marine protégée de Capo Caccia.

Même les Espagnols n’ont pas manqué l’occasion d’utiliser la mer comme cave. Vina Maris remarie son vin, blanc et rouge, dans des bouteilles scellées à une profondeur de 30 mètres au large de Calpe, près d’Alicante. Au Pays Basque, plus précisément à Plentzia, il existe également un laboratoire qui étudie le vieillissement du vin sous l’eau : le Lseb – Laboratoire submarino envejecimiento bebidas.

Et en France ?

L’Hexagone n’est pas épargné par cette mode. Le Château Larrivet Haut-Brion a ainsi coulé une partie de son précieux Bordeaux dans les profondeurs de l’océan Atlantique. Et ces dernières années, les expériences se sont multipliées dans le bassin aquitain et en Bretagne. Les bouteilles y sont immergées dans les profondeurs de la mer, entre 10m et 90m selon les sites et pendant 6 à 12 mois. Plusieurs vignerons essaient cette méthode de vinification ou d’élevage. Emmanuel Poirmeur est l’un d’entre eux. Cela fait maintenant plus de 8 ans que ce vigneron du Domaine EgiaTegia y dépose ses cuves dans la baie de Saint-Jean-de-Luz. Alors, allez-vous goûter à la saveur de la mer ?

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Vinsanto By Gaia Santorini 50cl 2005

Vinsanto By Gaia Santorini 50cl 2005 : Il présente une couleur foncée, aux bords ocres. Ses arômes complexes et intenses de raisins secs, d’abricots et de figues raviront tous les palais. Son goût est riche et intense.

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Santa Maria di Palma Cannonau di Sardegna Riserva 2015

Santa Maria di Palma Cannonau di Sardegna Riserva 2015 : Il a un parfum merveilleusement riche de cerises et de fruits rouges. Tons harmonieux de vanille et de chêne. En bouche, ce vin sarde est chaleureux et onctueux.

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Château Larrivet Haut-Brion 2010

Château Larrivet Haut-Brion 2010 : très équilibré, il atteind sa plénitude au bout de plusieurs années de vieillissement. Sophistiqué et très élégant.

Top 10 des liqueurs françaises

Top 10 des liqueurs françaisesLa France est connue mondialement pour ses vins, et on ne va pas se mentir, il est vrai qu’ils sont excellents. Mais il ne faudrait pas en oublier les liqueurs produites dans l’Hexagone ! Il y en a des célèbres, des typiquement françaises, et puis celles plus surprenantes, ou dont vous ne soupçonniez pas les origines. C’est parti pour le top 10 des liqueurs de France !

Le Ricard

On commence naturellement par le plus connu, le plus évident, le plus français des alcools : le Ricard ! Créé en 1932 par le jeune (22 ans tout de même) Paul Ricard, la réputation de ce pastis n’est plus à démontrer – mais on va le faire quand même. Saviez-vous par exemple qu’il s’agit de la boisson anisée la plus vendue au monde ? Ses marchés principaux se situent certes en France, Belgique, Espagne et Suisse, mais sa célébrité le devance où qu’il aille. “J’engage mon nom car je suis sûr de la grande qualité de mon pastis et je suis fier de son goût”. Paul Ricard ne pouvait pas savoir à quel point l’histoire lui donnerait raison.

Le Pineau des Charentes

Ce n’est pas une liqueur à proprement parlée mais bien un vin de liqueur. Quoi qu’il en soit, il jouit également d’une importante célébrité dans le monde entier. Particulièrement moelleux avec ses arômes fruités, sucrés et boisés, il se décline en de nombreuses versions : jeune, vieux, blanc ou rosé, il y en a pour tous les goûts. C’est un vigneron qui l’a créé par erreur en 1589 ! Il déversa en effet du moût de raisin à l’intérieur d’une barrique de Cognac par inadvertance…

Le Calvados

Une des eaux de vie les plus célèbres en Europe ! Et surtout particulièrement chérie par les Normands – ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le Calvados de Normandie. Ni qu’on l’élabore à partir de cidre de pomme ou de poire, une autre boisson bien typique de cette région. Vous pouvez le déguster à l’apéro, comme digestif ou encore dans une multitude de recettes normandes – pour toute occasion donc. Il est d’ailleurs présent dans le quotidien des Normands autant que la baguette dans celui des Parisiens – en tout cas, selon le cliché. Vous reprendrez bien un petit verre de Calva ?

Le Génépi

Âmes sensibles s’abstenir. Nous vous présentons ici une absinthe dont la teneur en alcool varie généralement entre 55 et 75% – une des plus puissantes au monde. On la trouve exclusivement dans les Alpes car c’est dans ces Montagnes que pousse la fleur qui en est à l’origine, le Génépi. Mais rassurez-vous, vous pouvez goûter à ces arômes floraux à moindres risques, puisqu’il existe une liqueur du même nom, plus légère. Sa couleur émeraude est particulièrement aimée des Savoyards – ou serait-ce plutôt sa saveur bien corsée ?

Le Cointreau

Saviez-vous que cette liqueur réputée pour ses saveurs d’écorce d’orange provient du Pays de la Loire ? C’est en réalité un triple sec d’Anjou créé par les frères Cointreau il y a de cela plus d’un siècle. Sa saveur fraîche et fruitée a depuis fait le tour du monde, de l’histoire française… et des cocktails Margarita !

Le Cointreau du Pays de la Loire

L’Armagnac

La plus vieille eau-de-vie du monde d’après certains historiens. Avec plus de 7 siècles d’existence, on veut bien le croire ! L’Armagnac est élaboré à partir de la distillation de vins blancs secs vieillis ensuite en fût de chêne. C’est de là qu’il tient sa saveur boisée et son caractère unique.

Le Kirsch

Si vous cherchez le meilleur Kirsch de France, il faudra vous rendre dans le petit village de Fougerolles en Franche Comté, à 30 km de Châteauroux. C’est le véritable temple de la cerise : des milliers de cerisiers fleurissent à travers les collines chatoyantes qui entourent la ville. Vue imprenable et frissons garantis. C’est de là que le Kirsch tient sa saveur, produit à partir de la distillation du jus de ces cerises. Pas étonnant que cette liqueur soit classée sous A.O.C., non ?

La Chartreuse

Sans doute l’une des liqueurs avec l’histoire la plus complète et la plus intéressante. Accrochez-vous. La tradition veut que la création de la Chartreuse remonte en l’an 1605, lorsque le Duc d’Entrées donne aux moines de la chartreuse de Vauvert un manuscrit renfermant la formule d’un “Élixir de Longue Vie”, produit avec la quasi-totalité des plantes médicinales de l’époque. S’il est vrai que les herbes présentent dans la Chartreuse sont particulièrement intenses, on vous conseille tout de même de ne pas en abuser car elle ne porte d’Elixir de Longue Vie que le nom.

Le Grand Marnier

Nous voici maintenant avec la liqueur française la plus prestigieuse au monde. Cela fait plus d’un siècle qu’elle s’est imposée comme l’alcool de qualité et d’élégance de prédilection. Ce breuvage d’exception est créé en 1880 à Neauphle-le-Château dans les Yvelines par Louis-Alexandre Marnier-Lapostolle et est aujourd’hui propriété de l’entreprise Marnier-Lapostolle. Le Grand Marnier est la fusion parfaite des meilleurs cognacs vieillis en fûts de chêne et de l’orange amère Citrus Bigaradia, un fruit rare et exotique au parfum délicat.

La Bénédictine

La dernière mais non la moindre des liqueurs françaises. Elle possède également une histoire digne d’un film, qui commence à la Renaissance lorsqu’un moine vénitien, Dom Bernardo Vincelli, crée à l’Abbaye de Fécamp un élixir contenant 27 plantes régionales et épices orientales. Si la Bénédictine est particulièrement prisée des Normands dans la préparation de confiseries ou de desserts, elle se déguste aussi seule ou en cocktails.

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Ricard

Ricard : Ses arômes puissants d’anis, de réglisse et d’herbes aromatiques impressionnent fortement le nez et la bouche.

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Pere Magloire V.S.O.P.

Pere Magloire  V.S.O.P. : fabriqué uniquement à partir de cidre de pommes récoltées en pays d’Auge, une région de Normandie. Le caractère que cette terre donne aux pommes, combiné à la double distillation dans des alambics en cuivre, lui apporte richesse et longueur.

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Dolin Le Coeur de Génépi

Dolin Le Coeur de Génépi : Eau de vie des distilleries Maison Dolin. Sa belle couleur jaune pâle et sa saveur qui rappelle la camomille ravissent à coup sûr tous les consommateurs.

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Cointreau

Cointreau : Liqueur à base d’écorces oranges douces et amères, fantastique pour les cocktails et incroyable ingrédient dans les recettes de pâtisserie.

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Jean Cavé Bas-Armagnac Millésimé 1972

Jean Cavé Bas-Armagnac Millésimé 1972 : De couleur ambre foncé, aux reflets de cuivre intense, lumineux et clair. Ses arômes complexes de notes de cacao torréfié et son goût souple,  aux tanins mûrs, notes d’amandes grillées, de cacao, de bonne complexité, sauront vous séduire.

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Eau de Vie Kirsch

Eau de Vie Kirsch : Depuis 1737, l’Elixir Végétal est élaboré dans la pharmacie du Monastère de La Grande-Chartreuse. C’est en 1764 que nait, la Chartreuse Verte et en 1838 la Chartreuse Jaune. Puis au cours du temps, la distillerie est déménagée et parcours des kilomètres.

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Chartreuse Verte

Chartreuse Verte : La Chartreuse Verte est la seule liqueur naturelle jusque dans sa couleur. Elle se présente dans une bouteille caractéristique sobre et élégante. A déguster avec des glaçons traditionnellement comme un digestif ou en cocktail.

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Grand Marnier Cordon Rouge

Grand Marnier Cordon Rouge : Vieilli en fûts de chêne et nous offre une incroyable complexité et rondeur. Idéal pour élaborer de délicieux cocktails, des plus classiques aux plus exotiques, frais et piquants !

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Bénédictine

Bénédictine : Une véritable bouteille de Bénédictine est munie d’un bouchon portant l’inscription : « Véritable Bénédictine » tout autour, avec en dessous le sigle D.O.M: Deo Optimo Maximo, du latin pour : « À Dieu, le meilleur, le plus grand », et une large ligature de plomb autour du col des bouteilles avec l’inscription : « Véritable † Bénédictine ».

Les monuments historiques du vin

Les monuments historiques du vinLe vin, on le sait tous (du moins on l’espère), c’est un véritable produit de la nature, né de la conjonction du sol, de la vigne et de l’homme. On ne s’étonne donc pas de voir des châteaux tout aussi prodigieux érigés dans les vignobles, ou d’y trouver de vrais trésors. Mais saviez-vous que certains d’entre eux sont de véritables monuments historiques ?

Le Château de Mayragues

Il est logé au coeur du vignoble de Gaillac dans le Tarn, situé dans le village de Castelnau-de-Montmiral – par ailleurs classé dans les plus beaux villages de France, ça ne s’invente pas. Acquis à l’état de ruine en 1980, les propriétaires de ce château médiéval y mettent toute leur énergie pour le restaurer, grâce notamment à l’aide de volontaires et d’artisans locaux. En 1998, ce dur labeur est gratifié par le Grand prix des Vieilles Maisons Françaises.

Il faut savoir que le site est une véritable mine d’or historique à lui tout seul. Il foisonne de vestiges préhistoriques, de petits trésors tels que des tessons et objets romains du 1er siècle. Pas surprenant que l’on trouve des dolmens et menhirs à proximité, tandis que le village voisin fut un centre important de tailles de Silex.

Et puis il y a le château en lui-même – on y arrive, pas d’inquiétude. Construit au XIIème siècle puis agrandi au XVIIème par la famille de Tonnac, c’est une demeure digne des contes de fées. L’architecture fortifiée régionale de la bâtisse révèle un chemin de ronde en encorbellement au-dessus d’une majestueuse structure en pierre. Cette oeuvre d’art – c’est bien ce dont il s’agit – est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1960. Tout comme un pigeonnier à quatre colonnes de pierre élevé près du chai, typique de la région. On ne fait pas les choses à moitié, au Château de Mayragues.

La vigne de Sarragachies

Attention ici, on parle d’un monument historique bien particulier puisqu’il est… vivant. Plus précisément, c’est la vigne de Sarragachies qui a obtenu ce titre en 2012. Ou plutôt une petite parcelle de cette vigne du Gers, propriété du vignoble de Plaimont Producteurs, possédant d’ailleurs certaines des plus anciennes souches de France. Une vingtaine de cépages y ont été repérés, certains datant de 1830 ! Ils témoignent de méthodes de culture ancestrales, un mode de viticulture aujourd’hui éteint.

Accrochez-vous bien, on ne s’arrête pas là : cette parcelle possède des cépages si anciens que sept d’entre eux sont encore inconnus et non greffés. Comment est-ce possible ? Appartenant au piémont pyrénéen, ces variétés ont résisté à la crise du phylloxéra à la fin du XIXème siècle. De véritables survivants qui attestent un exemple exceptionnel de biodiversité et de patrimoine génétique.

Le Clos d'entre les murs

Le Clos d’entre les murs

Cette histoire n’a pas autant défrayé la chronique que celle de la vigne de Sarragachies, mais elle vaut tout de même le détour. Direction 1884 à Saumur, en Maine-et-Loire. Antoine Cristal y élabore une technique de plantation unique au cœur des vignobles : le Clos d’entre les murs. Ce lieu bénéficie d’un ensoleillement maximal qui permet une bonne maturité des raisins. Un procédé peu rentable, mais qui donne naissance à des vins exceptionnels. Cette petite parcelle est classée aux monuments historiques depuis 2010.

Les conséquences du changement climatique sur le vin

Les conséquences du changement climatique sur le vinLe problème du changement climatique impacte tout le monde, celui du vin n’est donc pas épargné. Les dommages causés par la surchauffe, la perte de fertilité des sols et l’altération des écosystèmes ne sont qu’un avant-goût des problèmes auxquels les viticulteurs seront confrontés.

Le problème mineur : l’altération des vins

Lorsque la température augmente, la première conséquence (et une des moindres…) pour le vin est l’augmentation du sucre dans les baies, et donc de l’alcool dans le vin, en parallèle à une diminution de l’acidité. Ce sont donc les vins en eux-mêmes qui s’en trouveront véritablement transformés.

Un phénomène que l’on peut déjà observer du côté des vins de Bordeaux. Les traditionnelles saveurs de fruits rouges frais (framboise, fraise…) ont souvent laissé la place à des arômes de fruits cuits (figue, pruneau).

Cette altération en entraîne une autre : la hiérarchie des terroirs connaîtrait également un véritable bouleversement dû au dérèglement climatique. Dans la Vallée du Rhône, par exemple, les zones où le raisin ne mûrissait pas démontrent aujourd’hui une acidité et une fraîcheur supérieures aux autres, plus exposées au sud. A terme, ce sont les aires de production des AOC qui devraient être retracées.

Le déplacement des vignobles et la destruction des écosystèmes

Passons désormais aux choses sérieuses. Selon l’étude « Changement climatique, vin et conservation », l’un des principaux problèmes, la surchauffe, nécessiterait un déplacement systématique des vignobles vers le nord ou les hautes altitudes, ce qui entraînerait un changement radical dans les zones viticoles. Les principales régions viticoles du monde, dont la Toscane, la Bourgogne et l’Australie, seraient ainsi obligées de déplacer leurs vignobles dans des zones encore vierges, et voir donc leurs terres arables réduites de près de 73%. L’étude du climatologue Lee Hannah craint elle que la nouvelle puissance viticole ne devienne… la Grande-Bretagne.

La conséquence de ce déplacement vers des zones encore préservées serait la destruction d’espèces végétales indigènes et la disparition d’animaux locaux qui ont toujours vécu sans être dérangés. De plus, le paysage pourrait être détruit par l’utilisation de clôtures et la pulvérisation de produits chimiques. Les régions les plus menacées seraient les Rocheuses, à la frontière entre les États-Unis et le Canada, et les plaines de la Russie occidentale.

Les températures élevées : un danger pour les sources d'eau

Les températures élevées : un danger pour les sources d’eau

Ce n’est pas tout. Une augmentation de la température de seulement 1,5°C pourrait signifier un changement dans les pratiques actuelles de culture de la vigne et une détérioration de la qualité du vin. L’élévation des températures constituera également une menace réelle pour l’eau douce, les viticulteurs seront ainsi contraints de rafraîchir leurs vignobles plus fréquemment pour compenser la déshydratation due à la chaleur excessive et aux faibles précipitations.

Existe-t-il une solution ?

Bien sûr, le vignoble n’est qu’un exemple, mais il en va de même pour tous les autres types de culture. L’industrie vitivinicole s’est pourtant toujours révélée, au fil du temps, être une industrie respectueuse de l’environnement. Il est difficile de trouver une solution définitive au problème, mais nous pouvons encore prendre des mesures collectives pour limiter les dégâts.

Par exemple, les viticulteurs et les agences de protection de l’environnement devraient planifier conjointement l’expansion possible des vignobles afin d’éviter les zones de grande importance environnementale. L’utilisation d’autres cépages aux caractéristiques similaires mais plus résistants au changement climatique pourrait également être envisagée, ainsi que la sensibilisation des consommateurs, en les invitant à préférer des vins produits dans des vignobles respectueux de la nature.

Quel vin servir avec ces produits du printemps

Quel vin servir avec ces produits du printempsÇa y est, le printemps est là ! Vous pouvez (presque) ranger vos gants, écharpes et machines à raclette au placard. Comme la neige qui fond sur les petits bourgeons, on fait place en cuisine à des produits plus frais et plus sains. Mais nos bouteilles de vin, elles, restent bien là toute l’année. Alors, comment réaliser les meilleurs mariages avec les produits du printemps ?

Les fruits

Qui dit printemps, dit fruits bien sûr ! Vous les attendiez avec impatience (ou non), les voici enfin. Pommes, bananes, avocats, oranges, puis fraises en mai, melon, pêches et cerises… Il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts.

Pour en profiter au maximum, rien de tel que de sortir la nappe de picnic, se poser dans l’herbe, avec une petite bouteille de vin… Mais quel vin ? Un mot d’ordre : du blanc ! Pour savourer au mieux vos fruits frais, mieux vaut miser sur un vin frais également, assez doux. Vous pouvez donc choisir un Grand Roussillon blanc, un Vin de Pays d’Oc Chardonnay ou encore un Muscat, comme celui de Mireval ou de Lunel par exemple.

Les légumes

Le printemps fait également la part belle aux légumes. Asperges, artichauts, épinards, fèves, radis, pois, carottes, oignons… Tout ce petit monde se bouscule en cuisine. Pour bien choisir le vin correspondant, tout dépendra du type de légumes et de la façon dont vous les cuisinez.

Avec les crudités par exemple, préférez un blanc frais, fruité, avec une belle acidité. Vous pouvez tenter un Alsace Riesling blanc, un Muscadet ou un Sylvaner. Avec les légumes verts, les goûts s’élargissent et les options aussi. Pour les asperges vertes, choisissez un Muscat sec alsacien ou un Condrieu. Avec les blanches en revanche, privilégiez un Riesling sec ou un Vouvray. Quant aux épinards, haricots et pois, allez-y avec des blancs de Provence secs.

Si vous cuisinez des légumes grillés, n’hésitez pas à sortir le rosé, synonyme de printemps : un Brulhois, un Corbières, un Côtes du Rhône… Quant au gratin de légumes, il se mariera à merveille avec un Coteaux de Die, un Bordeaux blanc ou un Vin de Savoie rouge.

Le vin avec les produits du printemps

Les poissons

Au printemps, la langoustine, le maquereau, la lotte, le merlu et la sole sont mises à l’honneur sur la table. Avec la langoustine, on préférera encore une fois un vin blanc sec : un Saint-Chinian blanc, un Musigny, un Vougeot ou un excellent Pouilly-Fumé. Avec le maquereau, on fera confiance aux blancs d’Alsace, ou pourquoi pas un Champagne brut et un Crémant de Bourgogne pour un peu de fantaisie. Enfin, la sole se déguste avec des blancs fins et délicats comme un Montlouis, un Meursault ou un Puligny Montrachet, surtout si le poisson est en sauce.

Les viandes

Le printemps offre une large gamme de viandes, du veau au porc, en passant par l’incontournable agneau de Pâques sans bien sûr oublier le lapin. Chacun a sa saveur propre, et donc son vin qui lui correspond.

Avec le lapin, l’accord classique reste celui du vin blanc, comme un Rully ou un Mercurey, tous deux de Bourgogne. Si la viande est accompagnée d’une sauce plus intense, vous pouvez sortir des sentiers battus avec un rouge épicé, comme un Crozes-Hermitage.

Pour savourer l’agneau, on s’en tiendra au traditionnel rouge de Pauillac ou un Châteauneuf du Pape rouge.

3 alternatives aux pesticides

Comme tout ce qui se termine en -cide, ce n’est jamais de bon augure. Les pesticides sont un véritable ravage pour l’environnement et la biodiversité. De nombreux producteurs de vin n’hésitent pourtant pas à en faire usage pour protéger leurs cultures. Alors qu’ils sont responsables de 200 000 décès chaque année selon l’OMS et seraient présents dans 45% des aliments que nous consommons, selon l’EFSA.

3 alternatives aux pesticides

Mais nombreuses sont également les voix à s’élever contre cette utilisation nocive et toxique. À l’occasion de la Semaine internationale pour les alternatives aux pesticides, nous vous faisons découvrir comment prendre soin de vos vignes tout en respectant l’environnement.

1. Le miel

Qu’y a-t-il donc de plus naturel que le miel ? Il est devenu au fil des ans une méthode pour augmenter la biodiversité dans les vignobles écoresponsables. Le Château Brown, en Pessac-Léognan, est précurseur dans ce domaine. Élaboré par 20 ruches d’abeilles situées près des vignobles de Bordeaux, 65 000 abeilles nourries de fleurs d’acacias rendent possible les vendanges. Si les ruches contribuent à la pollinisation des plantes de vignes, leurs abeilles aident surtout à diminuer la quantité d’insecticides utilisés dans la vigne. Ainsi, 80% des cultures sont dépendantes de la pollinisation depuis 2017, luttant également contre la disparition de ces précieux insectes.

2. Le recours à d’autres organismes

Pourquoi utiliser des pesticides chimiques et toxiques quand on peut faire appel aux insectes eux-mêmes ? En effet, nombreux d’entre eux sont des prédateurs bénéfiques pour lutter contre les ravageurs et les parasites. On peut par exemple citer les punaises, les coccinelles, les chrysopes, les mantes religieuses, les guêpes parasitoïdes, etc. Elles se feront un régal de vous débarrasser des nuisibles.

En outre, le recours à certaines plantes peut vous aider à combattre les ravageurs des vignes. Les plants de pépinière attirent par exemple les insectes prédateurs bénéfiques dont nous parlons ci-dessus. Vous pouvez aussi utiliser des brise-vent ou des haies pour parer les nuisibles. Une des méthodes les plus efficaces consiste à semer des cultures de compagnie et des plantes repoussantes qui détournent les ravageurs. Les plantes aromatiques peuvent ainsi masquer les odeurs des cultures habituellement ravagées par les nuisibles. En réalité, chaque culture possède un “compagnon” idéal pour le préserver, comme le piment cultivé en association avec le café, ou les oeillets d’Inde qui protègent les tomates des parasites.

3. Les produits d’origine animale ou végétale

Enfin, vous pouvez utiliser des substances actives d’origine animale ou végétal. Elles sont nombreuses et totalement inoffensives pour la santé. On a déjà cité le miel ci-dessus, mais il existe également les huiles végétales, les pyréthrines (substances dérivées des fleurs de pyrèthre de Dalmatie ou de certains chrysanthèmes), les purins, les infusions de thé… Les possibilités sont multiples !

3 vins respectueux de l’environnement

Aujourd’hui, c’est jour de grève mondiale pour le climat. Un mouvement historique qui voit des millions de personnes se mobiliser dans le monde entier pour protéger l’environnement et lutter contre le réchauffement climatique. Et quand on mentionne le monde, on parle également de celui du vin qui n’est pas épargné par ces revendications. Mais comment font les producteurs?

En un seul mot : la biodynamie. Proche de son cousin biologique, ce type de viticulture (et d’agriculture au sens large) promeut l’équilibre de l’écosystème entre la plante, le sol et la terre. Autrement dit, la préservation de l’environnement et de la biodiversité qui sont des facteurs de plus en plus importants pour les producteurs.

grève mondiale pour le climat - Les labels biodynamiques - Uvinum

Les labels biodynamiques

En France, cette tendance est largement adoptée par les domaines viticoles. Il existe en outre deux labels pour certifier le caractère biodynamique du vin. Le label principal est Demeter, créé en 1928 et aujourd’hui en vigueur dans plus d’une cinquantaine de pays. Il ne s’applique que sur des parcelles de vignes. Pour l’obtenir, il faut tout d’abord être certifié comme utilisateur de l’agriculture biologique.

L’autre label est Biodyvin, qui s’applique lui à des domaines entiers. Créé en 1995, il certifiait en 2017 pas moins de 135 vignerons, dont la grande majorité en France.

Les domaines biodynamiques

La Coulée de Serrant

Les vins produits mettent en valeur la nécessité de la biodynamie contre, parfois, une certaine absurdité des AOC. Le Domaine de la Coulée de Serrant met en effet un point d’honneur à respecter la nature et la vigne en tant qu’être vivant. Le vignoble produit trois vins d’appellations différentes : Les Vieux Clos, Le Clos de la Bergerie et, bien évidemment, La Coulée de Serrant.

 

La Romanée-Conti

Le Domaine de la Romanée-Conti porte également la certification de biodynamie. Pour Aubert de Villaine, cette méthode permet surtout d’atteindre une plus grande finesse de maturité. Militant pour une biodynamie “concrète”, il tient également en compte la liaison “des énergies telluriques et cosmiques au développement des forces de la vie”. Résultats : des grands vins concentrés et transparents… en tout conscience écologique. On vous conseille vivement le Montrachet du domaine, sans doute un des meilleurs vins blancs au monde.

 

Le Gramenon

Le respect de l’environnement est également une priorité pour les vigneronnes. Demandez-donc à Michèle Aubéry ce qu’elle en pense ! La propriétaire du Domaine Gramenon s’emploie à respecter les principes de la biodynamie avec rigueur. Le vignoble a d’ailleurs reçu la certification Demeter en 2010. Les vignes en sont depuis revitalisées et les vins, succulents. Le Gramenon La Vie On Y Est en est un exemple parfait. Avec son beau jaune vif, il vous convaincra du potentiel de la biodynamie.

 

Dom Pérignon

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Dom Pierre Pérignon naquit en 1638 dans la région de Santo -Menehould, en France. C’est à lui que l’on doit l’existence des vins mousseux qui sont toujours autants d’actualité, ainsi que l’existence du bouchon de liège qui permet de boucher les bouteilles. Dom Pierre avait de graves problèmes de vue, ce qui lui a permit de développer d’autres sens.

A ses 29 ans, il a été transféré dans le couvent de moins de Hautvillers, en Champagne, où il était responsable des caves vinicoles. Un jour, en 1670, il entendit l’une des bouteilles exploser. Par curiosité, il observa le liquide minutieusement, et réussit à prouver ensuite que ce liquide était étrange. Motivé par sa soif de connaissance et de recherche, il s’est mit à ouvrir d’autres bouteilles, en s’exclamant, selon la légende “Je suis en train de boire des étoiles!”.

Bien évidemment, ces étoiles ne sont rien d’autre que des bulles d’air qui avaient été formées en raison de la fermentation des sucres et de la levure réactivée ce jour-là. Il savait que ces bouteilles issues de cette vendange n’étaient pas très résistantes, et a commencé à se demander ce qu’il se passerait si les bulles restent plus longtemps que prévu en bouteille.

Dom Pérignon n’a pas perdu de temps et a commencé à faire des bouteilles plus résistantes. Pour cela, le moine à dut faire face à une difficulté: le couvercle. Ceux qui ont été préalablements utilisés étaient composés de cire, mais il savait que ce ne serait pas suffisant pour obtenir le résultat qu’il avait en tête, et se souvint  avoir déjà vu des bouchons en liège sur des bouteilles d’eau de voyageurs, et à donc décidé des les utilisés à l’aide d’un muselet (petit fil de fer qui maintient le bouchon de liège) pour boucher les bouteilles issues de son invention.

Telle était sa recherche pour créer la “boisson des étoiles”, qui également se porta sur la sélection de souches spécifiques pour produire ce produit et obtenir le meilleur résultat de la meilleur qualité possible, ce qui est encore à ce jour, contrôlé par des normes strictes, tant de techniques et de traditions. Dom Pierre Pérignon, est par conséquent, l’une des personnes les plus influentes et importante dans l’histoire du monde du vin.  

 

Champagne vs. Prosecco: qui va remporter la partie en Europe ?

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Le Prosecco gagne en popularité en Europe, et selon les statistiques, il pourrait bientôt atteindre et dépasser les ventes du Champagne. Pour le dernier trimestre de 2016, les ventes de Prosecco sont de 789 millions d’euros, tandis que celles du Champagne ont dépassé les 1.400 millions. L’analyse rapide peut permettre de conclure que le Prosecco se trouve loin du Champagne, mais ce que l’on ne doit pas oublier est que la tendance et le taux de croissance de ces deux boissons à été démonstratifs de ces dernières années.

Tout d’abord, la valeur du Prosecco croît beaucoup plus vite que celle du Champagne. Dans cette période, sa valeur a augmenté de 24% par rapport à celle du Champagne, qui était seulement de 0.9%. D’autre part, en parlant de volume, le Prosecco a augmenté ses ventes en Europe de 23%, ce qui représente 77 millions de litres, tandis que le Champagne a vu son volume de vente diminué de 0.3% sur le continent.

Parmis les consommateurs favoris du Prosecco, il y a le Royaume-Uni, qui consomment 2.5 fois de plus la boisson italienne et qui paient pourtant le double du prix par litre que les Italiens eux-mêmes. Dans ce pays se sont vendu plus des trois quarts du Prosecco au niveau européen, totalisant 600 millions d’euros de ventes, doublant ainsi les ventes du Champagne qui n’atteignent que 333 millions, ce en dépit du Champagne, qui a réduit ses prix de 7% après que le pays ai voté pour quitter l’Union européenne, en Juin 2016.

L’une des caractéristiques qui a contribué à augmenter les ventes de Prosecco est la mise en bouteille des bouteilles de “Magnum”, qui sont plus grandes que les bouteilles originales, pour lesquels les gens sont prêts à payer plutôt que d’acheter 2 petites bouteilles équivalent à son volume. Entre autre, plus la bouteille est grande, mieux c’est.

 

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Millésime 2016 : une année d’exception ?

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Les vendanges se terminent : c’est donc l’heure du bilan. Cette année, une fois de plus, les conditions climatiques difficiles (gel, grêle, sécheresse etc.) ont impacté de nombreuses exploitations vinicoles, engendrant une baisse de leur production.

Cela dit, pour celles qui ont été épargnées : 2016 promet d’être un millésime d’exception.

Par exemple, dans la vallée du Rhône, le temps a été plus clément et les vignes ont bénéficié de bonnes conditions climatiques, avec un hivers plutôt doux, promettant un millésime de qualité avec des vins bien équilibrés. Néammoins, la vallée du Rhône a enregistré une faible baisse de sa production, causée par un manque d’eau durant l’année.

À contrario, en Alsace, on attend une hausse de 20% par rapport à la faible vendange de l’an dernier. L’Alsace peut également se vanter d’un millésime prometteur de qualité. 

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