Journée Internationale du Rosé : découvrez tous les secrets du vin de l’été !

Par Cristina Simeone

Metodi di produzione del rosato - Drinks&Co

Le rosé, c’est LE vin de l’été ! Dès que la chaleur pointe le bout de son nez, il revient en force sur les tables des terrasses. Vous ne le saviez peut-être pas mais le 24 juin, c’est la Journée Internationale du Rosé ! L’occasion pour nous de lancer la saison estivale en vous racontant tous les secrets d’élaboration du must-have de l’été !

Qu’est-ce qu’un vin rosé ?

Commençons par faire taire certaines légendes qui persistent encore : non, le vin rosé n’est pas issu d’un mélange de vin blanc et de vin rouge ! Cette pratique est interdite par la loi et l’élaboration de vins rosés requiert un grand savoir-faire.

Depuis quelques années déjà, la mode est aux rosés de plus en plus clairs. On le veut désormais presque translucide ! Cette tendance, on la doit à la Provence (la région star du rosé) qui, peu à peu, a fait évoluer ses méthodes de production. Des temps de macération plus courts et l’utilisation de raisins moins riches en anthocyanes (les pigments qui donnent sa couleur au vin) ont permis d’éclaircir la couleur du vin.

International Rosé day - Drinks&Co

Les différentes méthodes d’élaboration

Pressurage direct

Comme son nom l’indique, cette technique consiste à presser directement les raisins, juste après la vendange. Une fois le jus récolté, il est mis en cuve et la fermentation débute. Cette méthode donne des vins d’un rose très pâle car le jus n’entre presque pas en contact avec les peaux. Les vins produits en pressurage direct sont, par exemple, les vins gris élaborés à partir de Cinsault, de Gamay et de Pinot Noir. Mais aussi quelques vins américains comme le célèbre « White Zinfandel« , caractérisé par un goût très fruité et une légère effervescence.

Avec macération

Ce type de rosé est élaboré avec des raisins noirs mis en cuve pour une durée de 6 à 24 heures avant le début de fermentation. Pendant cette période de macération, les pigments et les arômes contenus dans les peaux et le moût du raisin imprègnent le jus et donnent sa couleur au rosé. On extrait ensuite le jus pour le mettre à fermenter seul à basse température. 

Le rosé de saignée

Cette technique, généralement utilisée par les producteurs de champagne rosé, est en fait une méthode dérivée de la volonté de produire des vins rouges plus concentrés. Au cours des premières heures de macération d’un moût rouge, lorsqu’il a atteint la couleur souhaitée, une partie de celui-ci est prélevée de la cuve. Cette partie est fermentée et vinifiée séparément. Ainsi, le vin rouge qui reste dans la cuve sera plus structuré et concentré, tandis que le moût retiré produira un vin rosé.

Le rosé d’asemblage

La technique qui consiste à mélanger des vins rouges et blancs, est autorisée exclusivement pour la production de vins rosés effervescents. Cette technique est notamment utilisée en Champagne. En revanche, la loi interdit cette pratique pour tous les autres types de vins rosés.

Les accords mets-rosé

L’un des grands avantages du rosé est qu’il se marie avec une grande variété de plats. Souvent fruité, parfois acidulé, sec ou doux, très léger ou plus intense. En fonction de la bouteille choisie, le rosé sait se montrer polyvalent et c’est certainement pour cela qu’on l’aime tant !

S’il est souvent la star des barbecues ou des apéros à rallonge accompagnant ainsi planches de charcuteries et tapas, il sait aussi se montrer plus gastronomique. Osez sans peur certains rosés avec des mets raffinés comme un risotto de homard ou un carpaccio de Saint-Jacques.

Une dernière recommandation, mais pas des moindres, servez-les toujours frais à une température comprise entre 10 et 12 ºC. Il ne vous reste plus qu’à savourer.

Article traduit par Lili Coustenoble

Laissez un commentaire