Des vins de contrefaçon

Vin falseLes contrefacteurs ne se reposent jamais. Des chaussures, aux montres en passant par les bijoux, le vin est lui aussi devenu ces dernières années, victime de la contrefaçon et du marché noir qui amasserait, selon des calculs récents plus de 3.000 milliards d’euros par an à travers le monde.

Certains cas sont devenus notoires. Comme celui de Richard Koch, magnat américain, qui a poursuivi en justice l’an dernier la salle d’enchères Christie’s pour 2 cas différents:

  • Lui avoir vendu un Château Lafite de 1870, qui, selon Koch, contient en fait du vin mis en bouteille au cours de la seconde Guerre mondiale.

  • Lui avoir «confirmé» l’authenticité de bouteilles Lafite 1787, qui auraient appartenu au président Thomas Jefferson. Koch, après avoir payé environ 400.000 euros pour ces bouteilles, doute maintenant de leur authenticité.

Ce problème ne porte pas seulement préjudice aux collectionneurs privés qui achètent lors de ventes aux enchères majeures. Le restaurant londonien Zafferano, 1 étoile Michelin, a dû payer € 20 000 à un client qui avait acheté une bouteille de Château Pétrus 1961, et qui a douté de son authenticité. Le restaurant a reconnu que ce client « avait probablement raison ».

La falsification des grands vins n’est pas aussi grossière que remplir la bouteille d’un vin banal. Il suffit de remplir la bouteille d’un autre vieux millésime moins coûteux et pas aussi prestigieux pour que la fraude passe bien. Mais qui serait capable de reconnaître un Mouton Rotschild 61 d’un Pétrus 45?

Nous avons parlé des vins français car la demande au niveau mondial favorise par la même occasion son exploitation frauduleuse dans le monde entier, mais ce problème affecte tous les vins et les responsables ne sont pas toujours des gens en dehors du marché du vin.

Le 17 février dernier, le tribunal de la région Languedoc a condamné un certain nombre de producteurs de la région pour avoir escroqué pendant deux ans une multinationale américaine E & J Gallo, en lui vendant un soit disant vin Pinot Noir qui était en réalité, un assemblage de Syrah et de Merlot. Une escroquerie de plus de $ 5, 000,000.

En Chine, où l’on découvre de plus en plus d’usines fabriquant des produits de contrefaçon, les autorités ont fermé les portes de 30 établissements vinicoles dans la province d’Hebei, qui produisaient de faux vins et même dans certains cas, utilisaient seulement 20% de raisins fermentés et le reste : colorants, arômes et autres produits chimiques.

Le problème c’est que dans la majorité des cas, le client ne peut pas se rendent pas compte de la supercherie, et pense simplement qu’il est face à un vin de mauvaise qualité. Cela porte préjudice au producteur qui aura un client mécontent et se fera de la mauvaise publicité pour un produit qui n’a en fait rien à voir avec sa cave.

Les astuces pour éviter de tomber dans le panneau ne sont pas très éloignées des conseils pour reconnaître les produits de contrefaçon en général :

  • Ne pas acheter du vin sur les sites d’une fiabilité douteuse. Aucune boutique en ligne de qualité, restaurant ou magasin ne peut acheter à tout autre interlocuteur qu’un distributeur ou importateur agréé.
  • Vérifiez la bouteille. Si le vin est haut de gamme, regardez bien l’étiquette que vous allez acheter et si vous pouvez, comparez-la avec d’autres étiquettes.
  • Méfiez-vous des bons plans. Le vin est un produit d’investissement, de sorte que les grands vins sont réévalués en permanence. Personne ne va faire baisser le prix d’un vin par magie. 

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