Mois : février 2019

Comment la boisson nuit-elle à votre peau ?

Lorsque nous parlons de vin et de soin de la peau, certainement qu’il nous vient en mémoire les polyphénols du raisin qui sont réellement antioxydants et soignent  notre peau en général pour la rajeunir. Toutefois, les boissons peuvent avoir des effets quelque peu négatifs si l’on ne boit pas modérément, à commencer par la déshydratation qui touche l’organisme et aussi la peau. Voici comment la boisson nuit à votre peau.

Les effets de la boisson sur la peau

D’après la revue Wine Spectator, certaines boissons, comme le vin, déshydratent le corps et la peau. C’est pour cela que si on en abuse, la peau à l’air plus ridée et plus sèche. C’est parce que l’alcool est un vasodilatateur  ce qui veut dire que vos vaisseaux sanguins se gonflent lorsque vous buvez. Cela, associé à la rétention d’eau due à la déshydratation, peut provoquer  le gonflement de certaines zones du corps.

De toutes manières, il est établit que si l’on boit avec modération, il n’est pas fréquent de voir beaucoup d’effets secondaires sur la peau et en particulier ceux des personnes saines: les personnes qui boivent suffisamment d’eau tous les jours, mangent convenablement, font du sport….

Boissons distillées

Une majorité des boissons distillées telles que le rhum, la tequila ou la vodka ont tendance à réduite le niveau d’oxygène dans le sang et cela peut déséquilibrer la production de collagène dans la peau. Résultat, la peau est sans éclat et quelque peu éteinte.

De même, la consommation d’alcool augmente les boutons et  points noirs de la peau et provoque sécheresse car il réduit la quantité de sang oxygéné dans les veines. Ajouter à cela les gonflements dus à une consommation élevée d’alcool qui augmente le sucre et retient les liquides. Donc, boire modérément est la clé pour éviter que votre peau en pâtisse.

Bière et peau

Tout ce qui se boit en excès a des effets négatifs sur l’organisme. La bière contient du sel et peut ne pas être aussi bénéfique que l’on croit pour le corps. D’autre part, si elle est consommée avec modération, elle offre douceur et hydratation au visage, au corps et aux cheveux, en les fortifiants. De fait, il y a des masques à base de bière et des stations thermales proposant des traitements avec cette boisson qui ont beaucoup de succès.

Les polyphénols du vin rouge

Comme nous l’annoncions au début de l’article, le vin rouge possède des propriétés anti-âge, en grande partie grâce au resvératrol, le polyphénol qui se trouve dans la peau du raisin. Le resvératrol est connu pour la capacité à combattre les radicaux libres, ces molécules instables produit de choses telles que la contamination et les attaques du soleil.

Le resvératrol peut combattre le stress oxydatif  et limiter le mal qu’il fait au corps. Si un verre de vin par jour ne va pas contrecarrer le processus de vieillissement naturel du corps en soi, il peut y contribuer lorsqu’il est associé à une hygiène de vie saine.

 

D’où vient le vin ?

La Russie est le berceau de la vodka. Le Mexique est celui de la téquila. Cuba, celui du rhum. L’Ecosse, celui du whisky. Mais…d’où vient le vin? L’attribution est incertaine et n’est pas exempte de querelles politiques. Cependant, l’apparition du vin n’est pas un fait que l’on peut isoler dans l’histoire, tout au contraire : il est indissociable de l’évolution historique de l’agriculture et de la gastronomie.

L’histoire du vin naît à l’époque néolithique

Tout porte à croire que le vin est né à l’époque néolithique (l’âge de pierre). Les premiers vestiges de ce qui pourrait être du vin furent trouvés dans les Monts Zagros (dans la région aujourd’hui occupée par l’Arménie, la Géorgie et l’Iran) et concrètement dans le village néolithique Hajji Firuz Tepe.

C’est dans ce peuplement que fut trouvée, pour la première fois, une vaisselle datant de 5400 av. J.‑C. qui contenait de l’acide tartrique, que l’on retrouve dans la peau des raisins, ce qui semble indiquer qu’elle aurait contenu du vin. De plus, ce vin provenait de la variété vitis vinifera sylvestris.

L’émergence de routes commerciales

Avec la progression, la conversion des sociétés nomades en sociétés sédentaires, la maîtrise des techniques agricoles évoluèrent et de nouveaux métiers apparurent et avec eux l’échange de marchandises et le commerce. Et avec le commerce, le développement du vin depuis l’Europe orientale vers l’Inde et la Chine.

Le vin dans l’Égypte ancienne

On a retrouvé des représentations picturales datant du règne d’Oudimou, cinquième souverain de la 1ére dynastie d’Égypte (entre 2914 et 2867 av. J.-C.), qui montraient des égyptiens vendangeant. Au début le vin, qui pouvait aussi provenir du jus de grenades, était utilisé lors de cérémonies religieuse et était appelé shedeh. Bien que le vin fût quelque peu réservé aux classes nobles et au clergé, lors des périodes de fêtes, les égyptiens des classes populaires y avaient également accès.

Pour ce qui est de sa préservation, le vin était conservé dans des amphores scellées. Certaines d’entre elles firent même partie du trousseau funéraire de pharaons, tels que celui de Toutankhamon,  dans lequel on retrouvât trente grandes jarres de vin.

Dans l’Égypte ancienne le vin servait également à laver les corps avant et après les avoir vidé lors du processus de momification.

De l’Égypte à la Grèce

Étant donnée la proximité géographique de la Crète et de l’Égypte et de la Phénicie par rapport à la péninsule grecque, tout porte à croire que le vin est arrivé au berceau de la civilisation moderne par l’île mythique de la méditerranée orientale.

Vers 700 av. J.-C., le vin était une boisson habituelle et atteignait des cotes de popularité si importantes qu’on lui assignât même un dieu: Dionysos. Il était habituel de le boire mélangé à de l’eau car c’était du vin d’un degré alcoolique élevé et il ne se buvait pur que dans des rites et célébrations religieuses.

La culture de la vigne s’est étendue de la main de la culture grecque aux pays méditerranéens. Et c’est de la Grèce ancienne que vient le premier document sur le vin. Intitulé Les travaux et les jours, par le poète grec Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.) décrit la récolte et le pressurage des raisins, comment était consommé le vin –avec de l’eau- et sa conservation –dans des peaux de chèvre-.

Le vin et l’Empire romain

Vers l’an 200 av. J.-C. le vin arrive à la péninsule italienne et même les terres du Sud commencèrent à être appelées Oenotria (terre du raisin), étant donnée la facilité avec laquelle la vigne y était cultivée. L’Empire romain eut un rôle fondamental dans la divulgation du vin et la propagation de la culture de la vigne en Europe, parvenant même à planter des vignes dans des latitudes comme la Normandie, la Flandres ou les ays baltiques. C’est, pour ainsi dire, une époque de splendeur du vin à laquelle nous devons entre autres, la technique du greffage dans les ceps des vignes.

Les romains commencèrent eux aussi à utiliser des cuves en bois pour conserver et transporter le vin, méthode qui provenait du nord de l’Europe pour conserver d’autres boissons.

Avec la chute de l’empire romain, ce furent les moines chrétiens qui prirent le relais et, au Moyen-Âge continuèrent à cultiver la vigne pour obtenir des vins destinés à la consécration de la messe.

Le vin dans le Nouveau monde

L’introduction de la vigne et du vin dans ce que nous appelons le Nouveau monde s’est fait avec les jésuites et les conquérants. Il fallait garantir l’approvisionnement en vin des offices religieux et c’est ainsi que petit à petit on apporta et planta des vignes. Ce processus fut accéléré avec les porte-greffes. En moins de 100 ans, au cours du XVIème siècle, le vin arriva au Mexique et en Basse-Californie pour atteindre le Pérou, le Chili et l’Argentine.

Plus d’histoire et de curiosités sur le vin

Dans le blog d’Uvinum, nous aimons écrire et apprendre sur le vin et le faire connaître. Si vous souhaitez lire d’autres articles sur l’histoire et les curiosités du vin, voici quelques liens qui vous intéresseront sûrement. Santé !

 

En amour, on partage aussi la boisson

 

On dit que deux personnes qui vivent ensemble finissent par avoir les mêmes goûts même en boissons. Dans une étude publiée dans la revue des sciences du comportement Appetite, des chercheurs de l’université de Wrocław en Pologne et de l’université de Dresde en Allemagne ont vérifié les préférences aromatiques et  gustatives de 100 couples hétérosexuels dont la relation oscillait entre trois mois et 45 ans. Ils ont découvert que plus les couples avaient été ensemble, plus leurs préférences étaient similaires.

Organisation de l’étude

L’étude s’est basée sur le fait que chaque participant devait sentir 38 échantillons d’arômes qui incluaient des fragrances telles que l’eucalyptus, le butanol, l’orange, de la viande fumée et du caramel. Les chercheurs ont également dissout des échantillons des cinq saveurs de base : doux (10 grammes de D-saccharose), acide (5 g d’acide citrique), salé (7,5 g de NaCI), amer (0,05 g de chlorhydrate de quinine) et umami (10 g de glutamate de sodium). Il a été demandé aux participants de qualifier chaque échantillon d’arôme et de saveur de 1 (« J’aime beaucoup ») à 5 (« Je n’aime pas du tout »).

Plus on est ensemble, plus on a les même goûts

L’étude a examiné non seulement comment les préférences pouvaient être influencées par la longévité d’une relation mais aussi comment ces préférences pouvaient être influencées par le bonheur du couple.  Les couples heureux n’avaient pas de préférences plus similaires comparées à ceux qui étaient moins satisfaits. Cependant, une plus grande satisfaction dans les relations avait une corrélation légèrement négative avec les préférences aux mêmes odeurs.

Il est logique que plus un couple a passé des années ensemble (et des bouteilles de vin), plus les préférences finissent par s’adapter à l’un et à l’autre. L’étude conclut que, même dans un couple malheureux, en particulier si le couple vit ensemble, il est probable que ceux-ci continuent à sentir et à manger les mêmes choses par habitude, nécessité ou convenance.

 

Les couples qui boivent ensemble sont plus heureux

Mais il y a plus, car une nouvelle étude de l’université de Michigan établit que les couples qui boivent ensemble sont plus heureux. Les chercheurs ont interrogé 2,700 couples mariés et ont analysé combien buvaient et comment. Les conclusions ont démontré que les 2 membres avaient plus de possibilité de se considérer heureux dans leur relation lorsqu’ils partageaient ces habitudes contrairement à ceux qui restaient sobres alors que l’autre consommait de l’alcool et vice-versa.

Il reste encore de nombreuses études à faire pour comprendre tout à fait pourquoi  les goûts des couples s’alignent-ils mais, pour l’instant, pourquoi ne pas utiliser cela comment une très bonne raison de passer du temps avec notre moitié et notre bouteille de vin préféré ?